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Elle est professeure de biologie cellulaire et d'oncologie et depuis plus de vingt ans, elle s'intéresse au moyen de vaincre le cancer. Elle a fini par trouver et mettre au point un test de dépistage. Patrizia Paterlini-Bréchot raconte son aventure dans un livre, « Tuer le cancer » (chez Stock), qui a reçu le prix Essai France Télévisons 2017. Patrizia-PB_1

Patrizia Paterlini-Bréchot est l'auteur d'un livre intitulé « Tuer le cancer »

Elle est professeure de biologie cellulaire et d'oncologie et depuis plus de vingt ans, elle s'intéresse au moyen de vaincre le cancer. Elle a fini par trouver et mettre au point un test de dépistage. Patrizia Paterlini-Bréchot raconte son aventure dans un livre, « Tuer le cancer » (chez Stock), qui a reçu le prix Essai France Télévisons 2017.

Une chercheuse qui veut venir à bout du cancer

Patrizia Paterlini-Bréchot est italienne. Après ses études de médecine, elle choisit l'oncologie mais ne peut se résoudre à voir souffrir et mourir certains de ses patients. Elle se tourne alors vers la recherche. Elle rejoint à Paris le laboratoire de Christian Bréchot (qui devient son mari). Elle se consacre à la lutte contre le cancer, « le tueur en série le plus sournois qui existe », à la tête d'un laboratoire de recherche à 80% féminin. Elle s'attache à comprendre comment se forme le cancer, en étudiant notamment les cellules tumorales qui circulent dans le sang des années avant que la maladie ne se déclare. Elle est persuadée que la clé du succès est liée à la possibilité de faire un diagnostic précoce. Elle s'attache donc à détecter le plus tôt possible l'invasion tumorale précédant l'apparition des métastases.

Un dépistage précoce à l'aide d'une simple prise de sang

L'équipe du professeur Paterlini-Bréchot a mis au point un test de dépistage des cellules tumorales circulantes (test ISET) avec une simple prise de sang. Il est efficace avant que la tumeur maligne soit visible. La machine qui analyse les tests ISET détecte une cellule tumorale dans 10 ml de sang. Des études sur l'utilité du test ont été menées avec succès à Nice sur une population de gros fumeurs pour déterminer précocement ceux qui développeraient un cancer du poumon. Aujourd'hui, on peut demander à faire le test ISET,
Patrizia Paterlini-Bréchot continue ses recherches pour affiner son invention en déterminant le plus précocement possible l'organe qui sera touché par le cancer.
 pour 486 €, non pris en charge pas l'assurance maladie. Patrizia Paterlini-Bréchot continue ses recherches pour affiner son invention en déterminant le plus précocement possible l'organe qui sera touché par le cancer. Elle reste persuadée que c'est grâce aux avancées des diagnostics que la maladie sera vaincue, alors que ¾ des sommes allouées à la recherche servent à développer de nouveaux traitements. C'est ce passionnant travail scientifique avec ses réussites et ses déceptions que raconte le livre « tuer le cancer ».Pour Marisol Touraine, le test représente « un espoir formidable, une prouesse technique ». Il est « la promesse de bouleversements considérables dans la prise en charge du cancer parce qu'il est particulièrement simple d'utilisation, et donc facile à généraliser ».

Texte : Nathalie STRAUCH / Photos : Patrizia Paterlini-Bréchot

« Mon immense chance, dans cette vie, serait, une fois le test mis à disposition à large échelle, de voir baisser la mortalité par cancer. » Patrizia Paterlini Brechot.

 

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