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C’est à Paris et Marrakech, 2 villes qui ont marqué le parcours du couturier Yves Saint Laurent (1936 - 2008) et inspiré ses créations exceptionnelles que 2 musées portant son nom ont ouvert en octobre 2017. Ils rendent hommage à un créateur de génie qui aura profondément changé la mode de son époque.
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2 musées rendent hommage à Yves Saint Laurent

C’est à Paris et Marrakech, 2 villes qui ont marqué le parcours du couturier Yves Saint Laurent (1936 - 2008) et inspiré ses créations exceptionnelles que 2 musées portant son nom ont ouvert en octobre 2017. Ils rendent hommage à un créateur de génie qui aura profondément changé la mode de son époque.

2 villes incontournables dans la vie d’Yves Saint Laurent

À Paris, le musée se niche dans l’hôtel particulier où le couturier travailla entre 1974 et 2002. On découvre une collection permanente constamment renouvelée pour mettre en avant le génie créatif du couturier. Des expositions temporaires thématiques complètent la visite (la 1ère à l’automne 2018 sur « l’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent »). Yves Saint Laurent séjourna régulièrement à Marrakech ; il y trouvait des sources d’inspiration variées. Le musée, appelé « mYSLm », se niche dans la rue à son nom, près du jardin Majorelle qu’il adorait. Le bâtiment moderne (cubes ornés d’une dentelle de briques) s’inspire des créations du couturier. L’intérieur évoque des tissus comme la soie ou le velours, rehaussés de jeux de lumière. 

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2 écrins pour les pièces de la Fondation Bergé - Saint Laurent

Les vêtements haute couture présentés ont révolutionné la mode de leur époque, et habité les collections de Saint Laurent tout au long de sa carrière : smoking, saharienne, trench-coat, caban... montrent comment le masculin/féminin a traversé son œuvre. D’autres modèles témoignent de son intérêt pour l’art (robe Mondrian, cape brodée Georges Braque,…) ou les pays lointains : robes africaines, collections inspirées du Maroc, de la Chine ou de la Russie. Outre les vêtements, on contemple les accessoires et les croquis préparatoires, mais aussi des photos et des vidéos. On comprend ainsi comment se crée une collection, la place que chaque vêtement y tient et à quoi ressemblait l’univers du couturier. Les modèles seront régulièrement renouvelés compte tenu de leur difficulté de conservation. 

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Des spécificités dans chaque musée

À Paris, lieu de mémoire, on peut voir le studio où travaillait Yves Saint Laurent, avec son bureau, ses accessoires, sa blouse blanche et le miroir dans lequel se reflétaient les modèles. On peut aussi admirer sa première collection de 1962. À Marrakech, la part belle est faite au travail du couturier pour le monde du spectacle (théâtre, cinéma,…). Une bibliothèque consacrée à la mode y trouve aussi sa place.

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Les modes passent, le style est éternel. Yves Saint Laurent.

Mes plus beaux voyages, je les ai faits avec des livres, sur mon canapé, dans mon salon. Yves Saint Laurent

Au Maroc, j’ai compris que mon propre chromatisme était celui des zelliges, des zouacs, des jellabas et des caftans. Les audaces qui sont depuis les miennes, je les dois à ce pays, à la violence des accords, à l’insolence des mélanges, à l’ardeur des inventions. Cette culture est devenue la mienne mais je ne me suis pas contenté de l’importer, je l’ai annexée, transformée, adaptée. Yves Saint Laurent

Texte : Nathalie STRAUCH / Photos : Musée Yves Saint Laurent Paris - Sophie Carre - Fred Merz - Shutterstock