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Tous les 2 ans, le Conseil National de l'Ordre des Médecins fait connaître ses Atlas Régionaux de la démographie médicale. Cette 4ème édition confirme les tendances déjà observées précédemment. Elle met en avant, en corrélant les données médicales aux données générales sur la population, d'importantes disparités selon les régions.
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Atlas régionaux de la démographie médicale : les principaux résultats

Les grandes tendances qui se dégagent de ces analyses sont les suivantes :

La population médicale est vieillissante

On constate une augmentation du nombre de médecins retraités (23% des inscrits auprès de l'Ordre des Médecins). Il faut donc relativiser l'affirmation selon laquelle il n'y a jamais autant eu de médecins en France. Les médecins en activité sont de plus en plus âgés : plus de 26% d'entre eux ont plus de 60 ans. Certaines régions sont mieux loties que d'autres ; ainsi dans le Nord-Pas-de-Calais ou en Bretagne, la proportion de médecins de plus de 60 ans est sensiblement la même que de médecins de moins de 40 ans. En revanche, en Corse, dans le Centre ou en Île-de-France, la proportion de moins de 40 ans est très inférieure, ce qui laisse augurer de nombreuses difficultés lorsque les plus âgés arrêteront leur activité.

Les jeunes générations de médecins se féminisent

La part des femmes chez les moins de 40 ans est plus importante que celle des hommes. La féminisation de la profession se remarque dans le secteur libéral : 60 % des généralistes libéraux de moins de 40 ans sont des femmes. Cette tendance se constate aussi en milieu rural ; ainsi la Franche-Comté, région plutôt rurale, compte plus de 69 % de femmes en médecine libérale.

 

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Une inégalité d'accès aux soins sur le territoire

Les déserts médicaux touchent les campagnes, mais aussi les villes moyennes comme Châteauroux ou même Paris. La présence d'une faculté de médecine sur un territoire joue clairement en sa faveur, mais il est difficile de tirer des enseignements généraux. Ainsi, en région Midi-Pyrénées, le nombre de médecins est globalement satisfaisant ; mais sur le territoire toulousain, la population a augmenté entre 2007 et 2015 de 5,4 % quand le nombre de généralistes a baissé de 7,6%.

La France se compose donc de 2 « régions » bien distinctes : une partie centrale où l'évolution des effectifs de médecins est défavorable, et des territoires disposés en périphérie, bien mieux dotés.

 

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