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We are NOT Weapons of War a été créée en 2014 par Céline Bardet. Cette juriste a travaillé sur les crimes de guerre dans de nombreux pays ; elle a constaté que le viol de guerre est désormais une arme systématiquement utilisée. Son organisation lutte contre ces violences sexuelles en s’engageant auprès des victimes et en sensibilisant l’opinion publique mondiale.
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We are NOT Weapons of War, la première ONG spécialisée dans les violences sexuelles en zone de guerre

We are NOT Weapons of War a été créée en 2014 par Céline Bardet. Cette juriste a travaillé sur les crimes de guerre dans de nombreux pays ; elle a constaté que le viol de guerre est désormais une arme systématiquement utilisée. Son organisation lutte contre ces violences sexuelles en s’engageant auprès des victimes et en sensibilisant l’opinion publique mondiale.

Les caractéristiques du viol de guerre

Utilisé comme une arme, il est mis en place suivant des stratégies planifiées pour terroriser, pratiquer le nettoyage ethnique ou prendre le pouvoir. Les femmes en sont victimes, mais les hommes (en Libye) et les enfants (en Syrie) aussi. Ces viols, quasi systématiques dans les conflits modernes, se passent dans des zones inaccessibles, si bien que les victimes, n’ayant pas accès aux soins et à la justice, se taisent. Le viol de guerre est un crime parfait.

Les 3 objectifs de We are NOT Weapons of War

L’ONG veut sensibiliser au niveau mondial sur les violences sexuelles en zone de guerre, qui sont un crime contre l’humanité lorsqu’elles sont perpétrées avec une volonté génocidaire. 

Sur place, elle cherche à lutter contre l’impunité, qui est une des causes de l’utilisation massive du viol de guerre, en formant les acteurs de la chaîne judiciaire (y compris par la mise en place de législations spécifiques dans certains pays). 

Enfin, WWoW apporte une aide médicale et juridique aux victimes souvent rejetées par leur famille. L’association cherche aussi à les faire sortir de leur statut de victime pour qu’elles reconstruisent leur vie. Elle les accompagne dans leur projet professionnel, principal moyen de reprendre une place dans la société.

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Le projet de WWoW : le Back Up

Le back Up est une application mobile qui permet de contourner la presque impossibilité qu’ont les victimes de signaler les viols et de bénéficier d’une aide. Avec le Back Up, la victime (ou un tiers) peut indiquer ce qui lui est arrivé et se géo-localiser sans risque (l’application est cryptée et sécurisée). Celle-ci permet aussi aux professionnels d’entrer en contact avec les victimes et de se coordonner entre eux pour apporter l’aide la plus efficace. Enfin, avec le Back Up, WWoW centralise et stocke toutes les données communiquées par les victimes, des lanceurs d’alerte ou les professionnels intervenant sur le terrain. Elles serviront de preuve en cas de procédure judiciaire et constitueront une documentation fiable pour sensibiliser au viol de guerre. 

Le Back Up sera déployé prochainement en République Centrafricaine, Libye, Syrie, Irak et Birmanie.

L’ONG veut sensibiliser au niveau mondial sur les violences sexuelles en zone de guerre, qui sont un crime contre l’humanité

Ces viols, quasi systématiques dans les conflits modernes, se passent dans des zones inaccessibles, si bien que les victimes, n’ayant pas accès aux soins et à la justice, se taisent.

Pour en savoir plus : www.notaweaponofwar.org

Texte : Nathalie STRAUCH / Photos : We are Not Weapons of War

Back Up est une application mobile qui permet de contourner la presque impossibilité qu’ont les victimes de signaler les viols et de bénéficier d’une aide.