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Ce centre d’art numérique récemment ouvert propose des sons et lumières sur le modèle de la Carrière de Lumières aux Baux de Provence. Grâce à une technologie de pointe, le spectateur est immergé dans les œuvres de grands peintres projetées sur des murs monumentaux. Un voyage unique au cœur de l’art qui enchante petits et grands !
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L’Atelier des Lumières à Paris

Ce centre d’art numérique récemment ouvert propose des sons et lumières sur le modèle de la Carrière de Lumières aux Baux de Provence. Grâce à une technologie de pointe, le spectateur est immergé dans les œuvres de grands peintres projetées sur des murs monumentaux. Un voyage unique au cœur de l’art qui enchante petits et grands !

Des expositions immersives dans un bâtiment industriel

C’est dans une ancienne fonderie du XIXème siècle que s’est installé l’Atelier des Lumières, ouvert en avril 2018 après de lourds travaux. Des éléments industriels comme la structure métallique, la tour de séchage ou le réservoir d’eau ont été conservés et participent à l’expérience vécue par le spectateur.

Pour immerger totalement celui-ci dans les œuvres picturales, 140 projecteurs autonomes mettent les tableaux en mouvement au rythme d’une musique diffusée avec une sonorisation spatialisée. L’espace immense de la fonderie se couvre d’images mobiles et fascinantes. Aucune surface n’est laissée nue, ni le sol ni le plafond, et les murs de 10 m de haut s’animent au rythme des projections. Ce sont en tout 3300 m2 qui s’habillent de lumière, emenant ainsi le spectateur, libre de déambuler à sa guise, au cœur de l’œuvre d’un peintre.  
 

La 1ère exposition, sur Klimt, laisse la place à Vincent Van Gogh

La 1ère exposition immersive mettait en valeur le peintre autrichien Klimt. Cette exposition immersive mettait en valeur les œuvres de Klimt et ce qui a fait leur originalité : motifs décoratifs, portraits, dorures, luminosité et couleurs… Au son des valses de Vienne, la projection a enchanté le spectateur avec 6 tableaux enchaînés : La Vienne néoclassique, Klimt et la Sécession viennoise, Klimt et l’or, Klimt et la nature, Egon Schiele, Klimt et les femmes. 

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A partir du 22 février, L’exposition immersive "Van Gogh, La nuit étoilée" retrace les années créatrices de Vincent van Gogh qui ont bouleversé l’histoire de l’art et de la peinture. Des paysages ensoleillés aux scènes nocturnes, des portraits aux natures mortes, les chefs-d’œuvre évoquent le monde intérieur à la fois démesuré et poétique de l’artiste ignoré de son vivant. Un voyage visuel et sonore qui renouvelle le regard sur la peinture et la richesse chromatique de Van Gogh. En complément, un nouveau dispositif pédagogique est proposé au sein de la citerne située au centre de l’Atelier avec une sélection des plus célèbres toiles de Van Gogh, représentées dans leur intégralité, en présence de commentaires sur l’œuvre et le musée où elle est exposée.

Ces voyages magnifiques et en musique au cœur des œuvres font perdre au spectateur toute notion du temps et d’espace, laissant petits et grands bouche bée !

atelier-lumieres.com – exposition Vincent Van Gogh à partir du 22 février

Notre point de vue, c’est qu’une image, une expérience artistique visuelle, combinée à de la musique, va créer chez le spectateur une émotion particulière, qu’il n’aurait pas forcément eue en contemplant simplement l’œuvre. Michael Couzigou, directeur de l’Atelier des Lumières

On ne se familiarise pas avec la culture aujourd’hui comme on se l’appropriait hier. Les pratiques évoluent, et l’offre culturelle doit être en phase. La passivité́ n’est plus de mise, et je suis convaincu que, de plus en plus, on s’approprie l’art par l’expérience d’immersion et par les émotions qu’elle procure. Le mariage de l’art et du numérique est à mon avis l’avenir de la diffusion auprès des générations futures, capable de s’adresser à un public plus jeune et plus large que celui des musées classiques. Bruno Monnier, directeur de Culturespaces

Texte : Nathalie STRAUCH / Photos : Atelier des Lumières

"Le rôle d’un centre d’art est de décloisonner, et c’est pourquoi le numérique doit prendre sa place dans les expositions du XXI° siècle. Mis au service de la création, il devient un formidable vecteur de diffusion, capable de créer des passerelles entre les époques, de faire vibrer les pratiques artistiques entre elles, d’amplifier les émotions, de toucher le plus grand nombre." Bruno Monnier, directeur de Culturespaces, organisme gestionnaire de l’Atelier des Lumières