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On ignore encore si les animaux ont une âme mais, grâce à une science appelée éthologie, on sait qu'ils ont un cerveau et savent s'en servir ! Élodie Faux, diplômée d'éthologie appliquée à Paris 13, nous donne un aperçu de la prodigieuse intelligence des oiseaux.
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« Cervelle d'oiseau » : un compliment ?

Saviez-vous qu'un perroquet peut tenir une conversation structurée et comprend la notion de zéro ? Que les corbeaux peuvent compter jusqu'à 7 ? Que les pies se reconnaissent dans un miroir ?

L'étude de l'intelligence des oiseaux constitue l'une des nombreuses branches de l'éthologie cognitive. L'éthologie ? « Une discipline scientifique qui permet d'étudier la biologie du comportement et les interactions des individus entre eux et avec leur milieu, en milieu naturel ou non », résume Élodie Faux, 23 ans, qui se destine à cette spécialité. « Les oiseaux me fascinent depuis l'enfance. Ils ont des comportements innés, comme le fait d'apprendre à voler seuls, mais peuvent aussi acquérir des connaissances surprenantes ! Ainsi, un pigeon peut reconnaître une photo d'arbre parmi d'autres clichés et résoudre des énigmes visuelles simples, voire distinguer un visage humain d'homme d'un visage de femme. Et certains oiseaux savent même compter sans qu'on le leur ait appris ! »

 

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L'intelligence des animaux donne ainsi lieu à de nombreux travaux dont les résultats offrent non seulement une meilleure compréhension du monde animal mais aussi, par extension, des pistes pour l'étude de l'intelligence humaine. « Et les implications de ces découvertes peuvent servir dans de nombreux domaines, y compris pour améliorer le bien-être des patients », souligne Elodie. « Ainsi, les couleurs vives et les bavardages des perruches sont de plus en plus prisés pour égayer les salles d'attente de certains services d'hospitalisation ou de soins palliatifs. On s'est rendu compte que le fait d'observer ces oiseaux toujours vifs avait une action apaisante sur les malades et leurs proches. » C'est le même principe que pour les « chats mascottes » dans certains hôpitaux, ou pour les chiens, dont la présence est de moins en moins rare en Ehpad : « les personnes atteintes d'Alzheimer ne se rappellent pas ce qu'elles ont mangé la veille mais elles se souviennent généralement du chien ! »