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"Go Girls !" est une initiative de l’UNICEF pour sensibiliser à une violation des droits de l’enfant très pratiquée : le mariage forcé des petites filles, qui a toujours des effets néfastes sur leur vie. "Go Girls !", soutenue par Laetitia Casta, cherche des philanthropes (et autres donateurs…) pour soutenir son action et donner aux petites filles l’espoir de réaliser leurs rêves.
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L’UNICEF lance "Go Girls !" pour mettre fin aux mariages des petites fille

"Go Girls !" est une initiative de l’UNICEF pour sensibiliser à une violation des droits de l’enfant très pratiquée : le mariage forcé des petites filles, qui a toujours des effets néfastes sur leur vie. "Go Girls !", soutenue par Laetitia Casta, cherche des philanthropes (et autres donateurs…) pour soutenir son action et donner aux petites filles l’espoir de réaliser leurs rêves.

Le mariage des petites filles : une réalité tragique

Les chiffres font froid dans le dos : 650 millions de femmes dans le monde ont été mariées pendant leur enfance, dont 1 sur 3 en Afrique subsaharienne. Toutes les 2 secondes, une jeune fille est mariée contre sa volonté. Sans évolution, d’ici 2030, ce sont 150 millions de filles qui seront mariées avant 18 ans.

Ces mariages se déroulent dans plusieurs contextes : pays en guerre où on marie les filles pour les protéger, traditions culturelles ou religieuses. Les conséquences sont partout et toujours les mêmes : les filles ne peuvent rien choisir de leur vie et voient leurs rêves s’évanouir ; elles arrêtent leurs études, se consacrent à leur nouvelle famille et aux travaux domestiques. Fréquemment soumises à des maltraitances sexuelles, elles ont, compte tenu de leur jeune âge, des grossesses et des accouchements à risque.

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"Ces filles ne peuvent plus aller à l’école, elles n’ont plus cette opportunité. Et on voit la situation empirer de jour en jour." Tanya Chapuisat, représentante de l’UNICEF au Liban

Les 2 premières missions "Go Girls !" : au Bénin et au Liban

L’UNICEF a choisi d’attribuer les fonds collectés via "Go girls !" à ces 2 pays. Au Bénin, traditionnellement, 3 filles sur 10 sont mariées avant 18 ans ; au Liban, il faut protéger les filles (en particulier les réfugiées syriennes) contre les violences de guerre et les mariages contractés pour assurer leur sécurité. Dans ces 2 pays, "Go Girls !" veut sensibiliser et apporter une aide concrète. Au Bénin, l’accent porte sur la prise en charge sanitaire des filles et l’éducation des populations dans le but de faire évoluer la législation. Au Liban, il s’agit de protéger et informer les filles tout en sensibilisant au rôle économique des femmes pour favoriser l’émancipation.

Une triste réalité qui peut être modifiée

La mise en place d’actions croisées visant parents, leaders de la société civile et religieuse et jeunes filles elles-mêmes produit des effets d’autant plus positifs que la loi accompagne cette évolution en interdisant les mariages forcés. Ainsi, l’Inde et le Rwanda ont accompli d’énormes progrès : les mariages forcés ont diminué respectivement de 50 et 62 %.

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"Notre mobilisation est indispensable et nécessaire. C’est pourquoi je me suis engagée aujourd’hui dans l’initiative "Go Girls !", pour créer les conditions d’émancipation des jeunes filles. Pour que toutes les jeunes filles puissent choisir leur vie, rejoignez-nous ! Agissons pour le meilleur et contre le pire." Laetitia Casta

Espérons que l’initiative de l’UNICEF accélèrera cette tendance !

Faire un don : https://www.unicef.fr/article/go-girls

Texte : Nathalie STRAUCH / Photos : UNICEF

Si mes parents étaient en vie, je ne me serais pas mariée parce que je suis trop jeune. Il m'a dit qu'il prendrait soin de moi comme mes parents. Il m'a acheté tout ce dont j'avais besoin. Mais maintenant que j'ai un bébé, je ne suis plus une enfant, si je veux me former pour pouvoir travailler, je ne peux pas car j'ai un bébé et un mari. Quand elle grandira, je veux qu'elle aille à l'école. Et elle se mariera quand elle sera grande. Ce qu'elle veut faire, qui elle veut être, ce sera son choix. Asmot Ara, rohingyas mariée de force à 13 ans et mère à 14 ans.

En Syrie, mon école était petite. Elle était mixte, il y avait des garçons et des filles. C’était joli, il y avait des oliviers partout autour. Les filles étaient mariées tôt, elles ne restaient pas longtemps à l’école. C’était soit pour faire des économies, soit pour les protéger. Ça dépend de l’éducation et du niveau de connaissance des parents. Je suis contre le mariage des jeunes filles. C’est tellement dommage. C’est une honte quand une fille est mariée trop tôt et ne peut plus aller à l’école. Hanadi, réfugiée syrienne au Liban